Bienvenue au royaume
mercredi 17 octobre 2007
Lecture de contes au lavoir
rendez-vous le vendredi 9 novembre à 20 h 30 au Lavoir-Théâtre pour une lecture de contes.
Menu du soir :
Un beau matin, la Reine s'en alla, par Olivier Dautrey
Les amants de la Sultane, par Huguette Vanson
La nuit du Ramoneur, par Alixe Schmitzberger et Olivier Dautrey (Contes du palais secret)
Le rire de la Châtelaine, par Alixe Schmitzberger et Olivier Dautrey
Pêle-mêle surprise à trois voix
Intermèdes à la harpe par Catherine Mellier
Réservations au 06 82 48 31 18
mardi 9 octobre 2007
Un goût de figue
Sidonie Hollard en flagrant délit de dédicace des Contes du Palais perdu
Marius Daniel Popescu a écrit La symphonie du loup, publié chez Corti.
Sidonie Hollard était à mes côtés pour dédicacer les Contes du Palais perdu.
Un salon, c'est comme une fête, on croise des écrivains qu'on connaît et au hasard d'un dîner de gala, on en découvre d'autres. On parle, on se séduit, on échange les mails. On se reverra, sur un autre salon, ou alors jamais... Le petit monde des gens de plume. Il y a les vedettes qui font des caprices, comme Richard Bohringer ou les anges de douceur comme Bernard Giraudeau et les autres qui vont humblement leur petit bonhomme de chemin, celui qui mène aux châteaux en Espagne, aux palais oubliés, endormis, perdus.
lundi 24 septembre 2007
Palais...royal
à Nancy les 21, 22, 23 septembre
Je rentre du Livre sur la Place sur un nuage.
Excellent score de vente au milieu des stars de la rentrée littéraire. (J'ai eu pour voisins voisines Olivier Adam, Michèle Lesbre, Colette Fellous, David Foenkinos...) Merci encore à Jean-Bernard Doumène, président des libraires de Nancy de m'avoir réservé cette place de choix.
Le week-end précédent, je m'étais régalée aux Mots Doubs à Besançon, un plus petit salon, mais très agréable sur les bords de la plus douce rivière de France. Là aussi, bon accueil du public: jeunes lectrices pré-adolescentes et adultes de tout âge.
Merci à vous d'avoir distingué mon livre, parmi tant et tant d'autres et ne tardez pas à me faire part de vos commentaires ici.
mercredi 5 septembre 2007
L'écume des contes
-Envie de décerner deux nouvelles couronnes de courtoisie : (voir messages plus anciens)
A Jean-Bernard Doumène, de la librairie L'Autre Rive, à Nancy, président des libraires de la Cité ducale, qui me fait une place avec mon petit livre de contes haut en couleur, au côté des stars de la rentrée littéraire, au Livre sur la Place, à Nancy, les 21,22 et 23 septembre.
A Aurélien dit Odumat, médecin de profession, qui joue les VRP sur Paris à mon ...conte et a réussi à placer Les Contes du Palais perdu dans quatre librairies (et ce n'est pas fini...)Pourquoi celles-là ? Pour commencer la série, j'ai ouvert les pages jaunes et j'ai appelé les deux librairies dont le nom faisait référence à une oeuvre de Boris vian : L'Ecume des pages, puis L'herbe rouge...
Boris Vian disait, entre autre : Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir.
dimanche 19 août 2007
L'été sur la Place
Changement de décor le lendemain dans le cadre plus frileux du musée du verre d'Hennezel. Mon voisin était un authentique vannier du Fayl-Billot. Il m'a raconté que la tradition da la vannerie, dans ce vilage de Haute-Marne remonte au XVIe siècle. Autre tradition,celle du verre en forêt de Darney, représentée par M. Tourneur, qui a hérité du savoir-faire de ses ancêtres. Bref, quand je me suis enfuie, grelottante à la grosse averse du début de l'après-midi, j'avais acheté plein de jolies choses mais je n'avais vendu qu'un... palais. Aïe les comptes !
dimanche 12 août 2007
Place aux saltimbanques
vendredi 10 août 2007
Une lettre de la Cour
Voici la réponse courtoise qui nous parvient de la Cour :
Chères amies,
J'ai été très sensible à votre envoi du coffret Les Contes du palais perdu dont vous m'avez gentiment fait l'hommage et j'ai été particulièrement touché par votre propos.
Je veux vous en remercier sincèrement et vous exprimer mes très vives félicitations pour la grande qualité de votre travail de création ; vos textes et desins sont d'une grande poésie et leur présentation ajoute encore à leur originalité.
Avec tous mes voeux pour le succès de votre travail remarquable et avec mes remerciements renouvelés, je vous prie de bien vouloir agréer, chères amies, l'expression de mes hommages.
Bien à vous,
Philippe Séguin
Le Palais perdu gagne du terrain
Colportage à Strasbourg.


samedi 4 août 2007
Sur la Plage, les artistes
En bas, Régis Bergerot, photographe de talent et sa dame de coeur
: ils ont craqué pour Les contes du Palais perdu.
La Place des Vosges, un lieu de pique nique fort prisé des artistes.

J'ai eu le plaisir de tester l'aventure ce samedi lumineux 4 août et j'ai vendu à la criée mes Contes du Palais perdu. Directement du créateur au lecteur.
De nombreux exposants étaient au rendez-vous, le chaland aussi. Intéressé, charmant, charmé comme un samedi d'été aux yeux bleus.
Merci encore à yusef pour ses bonnes salades de pommes de terre et de haricots verts de son jardin.
Quel chaleureux moment de partage, insolite au coeur de cette Place où les passants habituellement, ne font que se croiser !
Vive les rencontres entre gens naïfs qui croient l'espace d'une heure sous le soleil que tout est possible, qu'il suffit d'être un peu fou...
vendredi 3 août 2007
Des palais... au bord du lac

Quelques rencontres intéressantes au milieu d'indifférents venus acheter leur journal.
Mais je ne leur en veux pas, ils ne se rendent pas...conte de ce qu'ils perdent...
lundi 30 juillet 2007
Chez le Comte de Pange
Le comte de Pange, devant son château avec Les Contes du Palais perdu.
Alixe au balcon devant les jardins...
Le conteur ivoirien Innocent avec la danseuse Emeline.
Huguette et Alixe sous la gloriette, dans les somptueux jardins du Château. Sourires du matin, avant la pluie.
Je ne regrette pas le déplacement , le cadre était idyllique : le château du dix-huitième est entouré de superbes jardins que le comte et la comtesse de Pange avaient mis à la disposition des festivaliers.
mercredi 4 juillet 2007
Le Palais perdu en voyage
Pour participer : il suffit de me faire parvenir une photo de vous, amis lecteurs, avec le Palais perdu... (ne le perdez pas !) sur un site privilégié.
Vous n'êtes pas obligés d'aller au bout du monde... sur la muraille de Chine, comme la comtesse Catherine, qui ouvre la série avec panache, vous pouvez choisir en toile de fond le beffroi de la grand' place de votre ville ou le château de votre village ou...
La récompense : un Palais pour l'auteur de la photo que retiendra un jury présidé par la fée du blog (voir ci-dessous pour ceux qui nous rejoignent maintenant)
A vos appareils, ouvrez l'objectif !
Catherine et Lucie plongées dans le Palais perdu sur la Muraille de Chine. Juillet 2007


La photo dont je rêvais et ce n'est pas un trucage !
Maintenant, on voit le Palais perdu depuis la lune...
Et vous, où lisez-vous les contes ?
Dominique les lit au milieu des poules...Une tentative pour les faire rire. (Se reporter au Rire de la Châtelaine)
Marie Christine au milieu des choux... C'est comme ça qu'elle a trouvé ses trois garçons.
Lucie sur le toit de la maison d'enfance d'Alixe...Oui, c'est sur le toit qu'Alixe lisait, elle était sûre que là-haut, personne ne penserait à venir la chercher pour aider aux petits travaux qui incombaient aux enfants de la famille.

Martine emmène Les Contes du Palais perdu partout, même en allant faire ses courses.Ici, à Strasbourg

Julien, le mari de la fée, lit les contes sur son lieu de travail: la plage de Belle Mare- Palmar à l'Ile Maurice!
A suivre
lundi 25 juin 2007
La vie de château
Je partageais mon stand avec Géraldine Passetemps, plasticienne pleine de fantaisie et de talent et nous avons bien bavardé à l'ombre des tilleuls entre deux chalands.Une centaine d'exposants montraient leur production (peintures, sculptures, chapeaux, bijoux, livres).

Merci, vous qui vous êtes arrêtés sans acheter le livre car, comme disait une charmante vieille dame en s'excusant : "on ne peut pas acheter tout ce qu'on voit même quand ça plaît..."

Charmée par ce très jeune homme qui ayant feuilleté le livre a été conquis et se l'est fait offrir sur-le-champ. Il a promis de mettre ses impressions sur le blog. Je suis très curieuse de qu'il va ressentir n'ayant pas encore eu ce type de jeune lecteur au masculin pour ce livre.
Merci pour vos compliments, monsieur le maire de Girecourt et pour votre invitation à revenir lors de la journée du patrimoine. Vous m'avez fait une remarque émouvante : que mes contes n'iront peut-être pas à vous et votre épouse qui n'avez connu qu'un seul et long amour. On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire...
A bientôt !
Merci à Lidia, la parisienne pour ses commentaires enjoués et je compte sur elle pour le bouche à oreille dans la capitale...(Voir la technique du Marquis de Carabas...plus bas dans le blog.)
Des nouvelles de la comtesse musicienne Catherine : elle fait la promotion du Palais perdu en Chine et a promis de nous envoyer une photo d'elle, souriante (forcément, elle sait pas faire autrement) sur la grande muraille, avec le livre de contes serré sur son coeur.
Oui...ça vous rappelle quelque chose... Amélie Poulain et le nain de jardin qui envoyait des photos du bout du monde...
Des nouvelles de la comtesse Claire : elle vient de tourner avec Kristin Scott-Thomas à Nancy dans l'une des scènes du film que réalise Philippe Claudel.
Elle a été choisie parmi 4000 candidats pour figurer dans une scène tournée à la piscine Nancy thermal.
Pourvu que le succès ne lui monte pas à la tête et qu'elle veuille encore s'abaisser à jouer à la comtesse avec nous !
mardi 12 juin 2007
Rendez-vous au Palais
Les 28 et 29 juillet au festival du conte, au Château de Pange, près de Metz. causerie sur le conte, échanges, dédicaces.
Au salon de Besançon Les mots doubs, les 14 et 15 septembre.
Au Livre sur la Place à Nancy, 22 et 23 septembre.
Au Festival international de géographie , à Saint-Dié, les 4 et 5 octobre.
Au salon de Colmar les 25 et 26 novembre.
Goûter littéraire : si vous avez une terrasse, des amis qui manifestent de l'intérêt pour les contes, je viendrai volontiers vous présenter mon ouvrage à domicile. Je vous en lirai quelques extraits pour vous mettre en appétit et tenterai de satisfaire votre curiosité sur la genèse et les coulisses du recueil.
(Pas besoin d'apporter de la doc sur l'histoire du conte, ses origines, pour poser vos questions)
Prévoyez du café, des gâteaux, des sorbets et de la bonne humeur.
La formule du goûter littéraire gourmand vient d'être testée avec succès mardi 19 juin chez Michèle G. à Epinal.
Contact : palaisperdu@hotmail.fr
mardi 5 juin 2007
Mais tu n'es pas là...
Merci tout de même à Paulette de Badonviller et à Lisette de Flavigny de s'être déplacées malgré la fête des mères et de nous avoir fait un triomphe.

Ma bonne fée vient d'ajouter quelques photos de la séance, de quoi vous faire regretter de ne pas être venus plus nombreux. Mais c'est sans rancune.
Sur la photo du haut, on reconnaît la très belle comtesse Claire (elle va rougir et me prier d'enlever tout de suite les superlatifs la concernant...)
Sur la photo du bas, Nahalia interprète avec talent un air de la Renaissance, c'est tout juste avant le passage du tracteur. Oui, Fontenoy-la-Joute est un vrai village encore vivant, pas un écomusée.
Le Palais perdu se déplace
le dimanche 24 juin de 10 h à 18 h, à Girecourt-sur-Durbion
(10 km d'Epinal en direction de Bruyères)
dans les jardins du château (cela va de soi) dans le cadre du week-end des arts.
Je...conte... sur vous.
vendredi 18 mai 2007
Ciel bleu sur Saint-Léonard
Les dernières nouvelles : les Comtesses ont fait un malheur à Saint-Léonard, à la Semaine des arts, vous vous en doutez ! Tout le canton de Fraize qui baignait ce dimanche-là dans une atmosphère féérique, s'est précipité à l'animation, dans la salle de la maison du Saumon (malgré le grand beau temps qui incitait plutôt à la randonnée). Il a fallu ajouter des bancs, des chaises pour faire asseoir tout le monde. Au premier rang un ex-ministre, le maire de Saint-Dié, heureux comme un enfant à qui on raconte enfin une bonne histoire.
Merci encore à Michèle Cuny, l'organisatrice d'avoir barré la nationale afin que le public se trouve automatiquement dévié jusqu'à la salle où trônaient les comtesses.La comtesse Huguette qui se produisait pour la première fois, nous a fait un numéro de charme extraordinaire. La petite cachotière ne nous avait pas dit qu'elle avait une formation de conteuse... fallait la voir virevolter dans la salle, habitant son personnage, captivant son auditoire.
Les autres comtesses, comme on dit parfois dans la presse, n'ont pas démérité pour autant...
A la harpe, la comtesse Catherine était égale à elle-même, compétente et gracieuse.
Coulisses :
Bruno, (ex-futur comte) au final n'a pas voulu être intronisé. Il s'est contenté de porter la harpe de la Comtesse Catherine... Il a eu fort à faire pour déjouer les autres prétendants : pas moins d'une dizaine de damoiseaux du secteur étaient sur les rangs.
Le Comte Philippe, oui, il est intronisé, a lu avec la sensibilité qui le caractérise, un passage du Palais perdu .
Combien de personne présentes ? Vous voulez des chiffres ?
Trois mille huit cent cinquante deux (estimation Alixe)
Estimation préfecture : une douzaine de personnes dont les organisateurs...
A bientôt, à Fontenoy-la-Joute, le 3 juin
lundi 14 mai 2007
Imagine...
En photo
La délicieuse Lysette Brochu, conteuse canadienne devant le Magic mirror où se tenaient les conférences. Conquise par le dédale poétique du Palais perdu, elle a décidé d'y entraîner ses amis canadiens.
Animation à Toronto d'ici...

mardi 8 mai 2007
Premier chapitre des Comtesses
Les comtesses : Anne Dousseot, Esther Jeandel, Christine Perrin, Claire Policella, Elise Vannson, Huguette Vanson. A la harpe, la comtesse Catherine Mellier, châtelaine du Poitou, en résidence dans un palais spinalien.Et tout cela s'est passé sous un grand ciel bleu, celui qui a éclairé mon enfance car à Châtillon, je suis chez moi. Native de la Plaine, j'ai passé mon enfance à rêver dans le village (proche) des Thons où vivent mes parents. Ils m'ont confié, il y a peu, que c'est au château du village qu'ils ont passé leur première nuit d'amour !
Si vous n'avez pu venir applaudir les Comtesses, séance de rattrapage
le jeudi de l'Ascension, à Saint-Léonard (près de Saint-Dié) à 16 h, dans le cadre de la Semaine des arts orchestrée avec passion depuis des lustres par la famille Cuny et c'est ce cher Philippe, prince par son esprit et sa courtoisie, qui a fondé l'association alors qu'il n'avait que 16 ans !
Couronnes de courtoisie :Les Comtesses et moi-même créons un label que nous décernerons, au cours des événements, aux hommes qui se montrent serviables et mettent leur enthousiasme au service de notre cause, celle de la promotion des Contes du Palais perdu et de l'idéal chevaleresque qui les anime.
Couronne à Christophe Hérigault, journaliste, directeur départemental des éditions vosgiennes de L'Est Républicain, pour la place accordée à l'annonce et couverture de l'événement que constitue la sortie et la diffusion des Contes du Palais perdu.
Couronne à Nicolas Barreau, photographe de presse qui met son talent au service de la cause du Palais depuis le départ
Couronne à Clair Arthur qui a préfacé le recueil et nous a accueillies Sidonie et moi-même au Zinc Grenadine.
Couronne à Alain Ferry, compagnon de la comtesse Claire, qui a assuré une partie de la logistique de la séance de Châtillon-sur-Saône.
Couronne à Jean-François Michel, président de Saône Lorraine qui nous a accueillies au village médiéval et, conquis, nous a invitées pour une autre animation.
Couronne à Alexandre Mendel, journaliste, pour s'être déplacé d'Epinal à Châtillon-sur-Saône (soit deux heures trente de route AR) un dimanche d'élections, afin de couvrir le premier chapitre des comtesses.
Couronne à Philippe Cuny qui nous invite à la semaine des arts de Saint-Léonard le jeudi de l'Ascension et qui a prévu de semer de pétales de roses sur l'itinéraire qui sera emprunté par les comtesses.
Couronne à Bernard Visse, monsieur Imaginales, pour avoir fait une place aux deux petites Spinaliennes, entre les géants de la SF et de la Fantasy.
Couronne à Michel Heinrich, maire de la ville du Chat Botté qui nous a fait la bise, au coeur des Imaginales alors qu'il ne l'a pas faite au géant Terry Brooks venu de New York (mais il pique, lui).
Couronne à Dominique Dalloz qui distribue le livre sur Dijon avec le dynamisme qui le caractérise.
mercredi 25 avril 2007
Coucou ! comme disait Voltaire...
sont nés le 19 avril, jour où le coucou a chanté pour la première fois (ce printemps) en forêt d'Epinal.
Un vieux dicton dit :
Si le Coucou le dit, le conte ne peut être que joli !
Chaque jour, (ou presque) je trouve sur ma messageries des mots (doux) de mes amis qui ont commencé à lire. Ma plus jeune lectrice a dix ans, elle a dévoré les deux premiers tomes en un après-midi. Et c'est maintenant sa grand-mère qui ne les lâche plus.
Mireille V. fine lettrée, qui tient salon chaque jour, sur la terrasse du Commerce, Place des Vosges à Epinal, à l'heure du café (13 h 30-14 h), a rendu son verdict : tout est bon, le texte, les images, la mise en page... Mireille, c'est un peu comme le coucou, si elle le dit ! (Je l'entends rire en écrivant ces lignes, elle a le rire frais de ma châtelaine, celle du conte numéro...
N'hésitez pas à venir à ce café littéraire quotidien improvisé !)
Sidonie et moi-même sommes touchées de votre accueil, si vous aimez nos contes, faites-les connaître !
D'ailleurs, si vous voulez participer à la promotion, rendez-vous dans votre librairie préférée et demandez Les Contes du Palais Perdu. Si l'on fait l'étonné, jouez l'indigné : "Comment, vous n'avez pas cet ouvrage, mais on ne parle que de cela, partout en France !" C'est une technique de promotion que j'ai baptisée la "méthode Marquis de Carabas".
Pour ceux qui l'ignorent, notre bonne ville d'Epinal, Cité des Images a pour symbole Le Chat Botté (reportez-vous au conte : Le Marquis de Carabas devient célèbre grâce à son chat qui travaille à sa fortune en courant devant lui vanter ses mérites...Et ça marche, puisque le Marquis qui n'avait rien -que l'imagination de son chat-, au final, épouse la fille du Roi).
Bonne fée : j'ai une bonne fée, Maude. Dès que j'ai le dos tourné, elle ouvre mon blog (elle a tous les codes puisqu'elle est fée). Et elle ajoute des images.
Oui, une vraie fée, avec des ailes, allez voir son site, si vous ne me croyez pas :
jeudi 5 avril 2007
Morceaux choisis
.../N’écoutant que son pauvre cœur qui n’était pas trop usé, n’ayant pas beaucoup servi, le voyageur retourna sur ses pas et frappa de nouveau au palais.
La souveraine, alanguie sur un canapé, semblait avoir encore gagné en tristesse mais sa beauté ne paraissait pas y avoir perdu.
-Madame, dit-il, je me suis permis de goûter un des œufs de l’une de vos poules, qui a eu la gentillesse de le pondre sous mon nez et je l’ai trouvé excellent. En auriez vous d’autres à m’offrir ?
La dame marqua sa surprise, mais sans insister :
- Moi, je ne les trouve pas fameux, mais je n’ai peut-être pas bon goût ! Entrez donc !
Elle le fit asseoir dans son petit salon sombre et revint avec deux grandes corbeilles remplies des fruits de la basse-cour. Il remarqua au passage les deux petits œufs blancs qui dépassaient de son corsage.
Se levant, avec un air ravi, il fit mine de chercher sa bourse pour la payer. /...
Quand le roi se réveilla, au petit matin, la reine, qui dormait toujours à ses côtés sans bouger, n’était plus là. C’est le froid qui l’alerta, car elle avait laissé la porte de la chambre ouverte. C’était l’un de ses traits de caractère, elle n’avait jamais su fermer les portes. Elle prétendait qu’elle avait peur de ne pas les rouvrir. " Quelle drôle de reine ", pensa-t-il, en voyant la place vide dans le grand lit royal où il ne se passait jamais rien et il remarqua que le drap n’était même pas chiffonné ! .../
.../Le dimanche suivant, quand le roi et la reine se promenèrent, sans couronne, bras dessus, bras dessous, en compagnie de leur chat devenu célèbre, ils constatèrent que le temps était révolu de la morosité ambiante.
Les gens riaient en les voyant passer et certains qui n’auraient jamais osé parler à la reine, s’avançaient, tout sourire, leur chat dans les bras. Et chacun avait, qui un bon mot, qui une anecdote à raconter.
Dans les allées du jardin du palais, certains courtisans allaient jusqu’à marcher à quatre pattes, miaulant savamment pour faire plaisir à la reine.
Ayant pris acte de la bonne humeur des couches populaires et de celles qui l’étaient moins, les heureux monarques purent donc inscrire leur aimable royaume au concours des pays qui rient. Comme il se classa dans les premiers, les souverains eurent l’honneur d’organiser, au printemps suivant, le sommet des pays de la planète qui rient le plus.
En apprenant la nouvelle, le chat royal s’étira et miaula de bonheur, ballotté sur le lit de ses maîtres, leurs joyeuses altesses qui s’aimaient ce matin-là, sans couronne, genoux dessus, genoux dessous, à bouche que veux-tu et à corps perdu.
.../La princesse se rendit chez le menuisier et comme la porte était ouverte, elle entra.
Il y avait là un jeune homme en train de travailler le bois, en chantant. Elle le reconnut, même si elle ne l’avait pas vu depuis longtemps et l’examina comme un beau meuble.
-Est-ce vous, le jeune homme à marier ?
_Oui, mademoiselle, à qui ai- je l’honneur, fit-il, jouant les étonnés.
Elle déclina ses titres, avec son air altier habituel.
-Que me vaut l’honneur ? demanda le menuisier, sans s’arrêter de travailler.
-Je suis venu vous dire que le roi va vous embastiller, vous et votre père !
L’artisan posa son rabot et planta son regard droit dans le bois des yeux de la princesse.
-Qu’ai-je fait de mal, altesse ?
Elle balbutia :
-Mais cette pancarte, quelle outrecuidance, de quel droit ?...
Sans hausser le ton, il déclara :
_Rien, dans les textes de loi, noble demoiselle, ne m’interdit de chercher une épouse de cette façon. Après un bien long silence, elle reprit :
-Et vous vous imaginez qu’une princesse mettra ses pieds ici ?
-N'êtes-vous point princesse ?
-Si...
-Vos très gracieux pieds ne sont-ils pas sur mon sol, dans mes copeaux ? /...
.
Il baissait la tête et tremblait tellement, en se présentant devant la reine, qu’elle ne lui accorda que peu d’attention, lui disant qu’elle était pressée et qu’il lui pardonne le peu de temps qu’elle lui consacrait.
Au moment où elle tournait son dos qui était encore beau, il l’appela par le nom tendre qu’on donne aux nuages, juste avant l’aube des nuits d’amour. Et elle le reconnut.
Il lut le pardon dans son regard troublé.
Et il se dit que c’était peut-être lui qui l’avait trahie et que le reste n’était que médisance.
-Ma dame, j’ignore si c’est moi qui vous ai abandonnée ou si c’est vous qui m’avez chassé, je ne me rappelle plus l’homme que j’ai été, j’ai oublié s’il fut honnête brave ou léger mais je me souviens de vous, du parfum de votre peau diaphane, de la douceur de votre ventre, de l’amour que nous faisions sous les jasmins et de vos pleurs quand je suis parti.
Les grillons et les cigales cessèrent de chanter un instant, le temps qu’elle donne sa réponse. Mais elle ne dit mot et ouvrit ses bras blancs.
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